Réserve ornithologique George Montgomery
Route 133, Philipsburg, Québec
Située dans le sud-est du Québec, la réserve a été officiellement inaugurée le 6 juin 1992. Le terrain appartenant à Protection des oiseaux du Québec fait partie d’un refuge d’oiseaux migrateurs fédéral beaucoup plus étendu appartenant à plusieurs propriétaires.
Le refuge est à l’est de la route 133, et au nord de la frontière américaine longeant l’état du Vermont. Il est constitué de divers habitats représentant environ 175 acres de forêt, de champ herbeux et de terrains marécageux. Loin dans la forêt, une ligne de falaises longe la limite est du refuge. Plusieurs sentiers bien balisés ont été établis sur la propriété, mais les deux parcelles appartenant à POQ sont séparées par une propriété appartenant à la famille Steiche. Toutefois, le terrain des Steiche fait partie du refuge fédéral, et les visiteurs peuvent utiliser les sentiers qui le traversent. Le terrain appartenant à Protection des oiseaux du Québec est indiqué en rouge sur la carte ci-dessous.
Une grande diversité d’espèces sont présentes, et la Paruline azurée, le Pic à ventre roux ainsi que la Mésange bicolore nichant au sein du refuge présentent une importance toute particulière.
La réserve est un site phare d’eBird. Pour consulter la liste complète des espèces qui y ont été observées, rendez-vous sur https://ebird.org/hotspot/L354000
Par le nord, une petite aire de stationnement est accessible à partir du chemin Saint-Armand et donne accès par un terrain privé aux abords du marais et des terrains marécageux (étang Streit), où il y a une petite cache d’observation. L’accès par ce point au secteur principal du refuge n’est pas possible, sauf en hiver lorsque les visiteurs peuvent traverser l’étang gelé. Par le côté est de la route 133, une zone de stationnement est accessible sur les terrains de l’ancien motel Frontière, juste un peu au nord du demi-tour bien indiqué au nord des douanes américaines.
Comme il s’agit d’une des zones de reproduction les plus fiables pour la paruline azurée, des recensements de cette espèce y sont effectués tous les ans depuis 2010, ce qui permet de cartographier le territoire occupé par les mâles chanteurs. Au Canada, la paruline azurée est en voie de disparition au titre de la Loi sur les espèces en péril. Elle fait l’objet d’une surveillance cruciale au sanctuaire, qui est désigné comme habitat essentiel pour cette espèce.
Plusieurs espèces d’oiseaux nicheurs sont en déclin au Canada, particulièrement les hirondelles et autres insectivores aériens. Les boîtes-nichoirs sont donc d’importants outils de conservation pour ces espèces. Afin d’encourager les oiseaux nicheurs à se reproduire au sanctuaire, on a installé des boîtes-nichoirs autour de l’étang (pour le canard branchu) et à l’entrée nord (pour l’hirondelle bicolore et le merlebleu de l’Est).
Depuis 2016, en collaboration avec le Centre d’interprétation du milieu écologique (CIME) du Haut- Richelieu, on désherbe plusieurs fois par an pour contrôler la propagation de l’alliaire, qui est une plante envahissante. Le CIME supervise aussi l’installation d’exclos à cerfs et l’ensemencement de zones d’expérimentation. Ces mesures en continu visent à stimuler la croissance des plantes rares et des plantes indigènes protégées sur le site.





